#13

Rentrée scolaire 2026 : l’école publique va encore trinquer.

 

165 classes supprimées dans le Rhône, 39 à Lyon.

 
Ces fermetures sont la conséquence directe des choix du gouvernement macroniste, soutenus par la droite : une politique qui organise, année après année, la réduction des moyens de l’école publique, au nom d’une logique purement comptable.
 
Depuis plusieurs années, les suppressions de postes, le manque d’investissement et la dégradation des conditions de travail des personnels affaiblissent notre école publique. Ces décisions politiques tournent le dos aux principes de l’école de la République : égalité des chances, réussite scolaire et accompagnement de chaque élève.
 
La baisse démographique est aujourd’hui utilisée comme seul critère de décision. C’est une erreur profonde. Elle devrait au contraire permettre de réduire les effectifs par classe et d’améliorer concrètement les conditions d’apprentissage.
 
Dans le même temps, les besoins augmentent, notamment pour l’accompagnement des élèves en situation de handicap. Or, la promesse d’une école inclusive est mise à mal : sur le terrain, elle reste difficilement applicable faute de moyens suffisants et de reconnaissance pour les AESH, pourtant indispensables.
 
Ces suppressions de classes vont aggraver la situation :
– classes plus chargées, avec un plafonnement plus élevé dans le Rhône : 24 élèves par classe contre 22 en moyenne nationale.
– enseignant-es et équipes de direction sous pression
suivi et accompagnement des élèves dégradés
 
Ce sont les conditions mêmes de la réussite scolaire et de l’épanouissement de nos enfants qui sont fragilisées. Ce sont des familles de plus en plus inquiètes pour l’avenir de leurs enfants.
 
À Lyon, parents d’élèves et équipes éducatives se mobilisent et lancent des pétitions, comme à l’école Paul-Émile Victor dans le 8e arrondissement. Je soutiens pleinement ces mobilisations et appelle l’État et notre Gouvernement à renoncer à ces fermetures, à investir dans l’école publique. L’école publique ne peut pas être une variable d’ajustement budgétaire. Elle doit redevenir une priorité nationale.
 
Marie-Charlotte Garin
 
 

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